Méthodologie de la dissertation présentation, plan détaillé des chapitres, documents

, par  Charles Braverman , popularité : 1%

Informations

[mauve fonce]1- « Vous trouverez dans les documents à télécharger une bibliographie indicative relative à la notion d’histoire qui est proposée par la préparation agrégation de la fac de Lyon. Elle est très complète et donc intéressante pour un travail sur le (très) long terme. Je ne l’ai pas coupée car il y a aussi une bibliographie sur Kant (ce qui peut toujours servir...). Pour ceux qui souhaiteraient établir un ordre de priorité de lecture dans la biblio sur l’histoire vous pouvez me le demander...
Je précise que pour la réussite de l’examen en méthodologie, la lecture d’aucun ouvrage sur l’histoire n’est nécessaire... Les éléments ’’exigibles’’ sont ou seront fournis dans le cours.
Je précise qu’il est toujours utile d’avoir des recueils de texte afin de posséder des outils de travail pour certains problèmes philosophiques. En l’occurrence, il existe un petit logiciel (Texte Philo 6) en téléchargement libre qui est intéressant car il recense de nombreux textes et les classe en fonction du programme de terminale : à télécharger sur ce site qui propose d’ailleurs certains outils intéressants (dont des listes de sujets etc.)[/mauve fonce] http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/articles.php?lng=fr&pg=433.
[mauve fonce]Je mettrai très prochainement en ligne quelques extraits de textes importants à connaître et dont vous pouvez vous inspirez pour les dm et autres dst... »[/mauve fonce]

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2- « J’ai mis en ligne quelques textes pour illustrer la progression du second chapitre. Ces textes sont des éléments de fond à mettre en parallèle avec le travail sur la forme (usage des citations ; usage d’un exemple ; rédaction d’un paragraphe argumentatif). Il reste peut être quelques coquilles puisque je les ai recopiés de divers sources (je les corrigerai au fur et à mesure).
- voici en lien l’ouvrage de Bloch dont j’ai parlé à plusieurs reprises : http://classiques.uqac.ca/classiques/bloch_marc/apologie_histoire/apologie_histoire.html .Vous pouvez, à l’occasion, lire les quelques pages relatives au problème du jugement en histoire. »

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3- Vous trouverez dans les documents à télécharger le compte rendu de la correction (i.e. les défauts fréquemment trouvés et à corriger). Lisez attentivement le compte rendu car il y a toujours ces défauts dans vos copies (à des niveaux plus ou moins prononcés).
Vous trouverez également en ligne le corrigé du sujet "histoire et objectivité". C’est un plan très détaillé construit uniquement à partir des éléments du cours (pour voir ce qu’il était possible de faire avec les matériaux en votre possession). Ce serait une lecture saine et salutaire pour une veille de DS... A vous de voir mais vous savez déjà que le sujet sera proche du cours...

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4- voici un plan détaillé du devoir sur table. Encore une fois c’est une proposition de correction à partir de ce qu’on a vu dans le cours et les précédents devoirs.

++++Présentation

Cours de méthodologie de la dissertation, L1 premier semestre.
M. Braverman Charles (bravermancharles chez hotmail.com)

1- Objectifs :

Il s’agit de préparer les étudiants aux diverses exigences de la dissertation par la pratique d’exercices réguliers. L’unité du cours de méthodologie se situe alors dans la réflexion autour de la notion d’histoire et des diverses problématiques qui lui sont liées. De nombreux éléments de connaissance sur cette notion seront par conséquent fournis aux étudiants dans la pratique et la correction des exercices.

2- Déroulement des cours :

- Le cours aura lieu normalement les jeudi du premier semestre de 13h à 14h45 en A256. Feront exceptions à cela : le jeudi 7 octobre où le cours durera de 13h à 17h ; le jeudi 11 novembre (naturellement) ; le jeudi 18 novembre où un devoir sur table est prévu par M. Chevalier de 13h à 17h ; le jeudi 2 décembre où un devoir sur table est prévu par moi-même de 13h à 17h ; le jeudi 9 décembre où il n’y aura pas cours de méthodologie universitaire.

3- Modalités de contrôle :

- Trois exercices complets de dissertation obligatoires. Un premier exercice (coefficient 1) de familiarisation sera réalisé par groupe de quatre étudiants. Un second exercice (coefficient 1) sera proposé en devoir à la maison et un dernier exercice (coefficient 1) devra être rédigé individuellement en temps limité.
- Des exercices relatifs à des points de détails de la méthode seront traités en cours et en exercices de préparation à la maison ; ces exercices pourront être rendus par les élèves volontaires et dans ce cas ils seront notés mais ne compteront dans la moyenne (coefficient 1) que si cela la fait progresser.

4- Liste des devoirs :

* Devoir n°1 (en groupe ; coefficient 1) à rendre pour le jeudi 30 septembre :

« le rôle de l’historien est-il de juger ? »

Le devoir doit être rédigé en groupe de quatre étudiants (si possible). La réflexion sur le sujet et le plan détaillé doivent être faits en commun. Ensuite, chaque étudiant prend en charge, de manière individuelle, la rédaction d’un des moments de l’argumentation (moments qui doivent être découpés comme suit : une des trois parties ou l’introduction, les transitions et la conclusion).

Ce devoir donnera alors lieu à deux notes dont la moyenne fera une note sur 20 coefficient 1 :
- une note pour le groupe relative à l’appréhension globale du sujet et à la qualité de l’évolution argumentative dans le plan.
- une note individuelle relative à la qualité de l’argumentation dans la partie rédigée par chaque étudiant.

* Devoir n°2 (rédaction individuelle ; coefficient 1) à rendre pour le jeudi 4 novembre :

« histoire et objectivité »

* Devoir n°3 (sur table ; coefficient 1) ; jeudi 2 décembre de 13h à 17h en salle A256.

++++Conseils

Conseils généraux relatifs à la lecture d’ouvrages philosophiques pour la constitution d’une culture nécessaire à la rédaction de dissertations et à la réflexion en général.

- La construction d’une culture générale philosophique est [bleu clair]un travail sur le long terme[/bleu clair] qu’il est impossible de négliger. Il est dès lors impératif de commencer le plus tôt possible à compléter les cours par une étude des textes qui soit de première main. Lisez, lisez, lisez...

- La lecture d’ouvrages philosophiques est difficile et il est donc conseillé de [bleu clair]lire quotidiennement[/bleu clair] (au sens strict du terme) : bloquez donc des plages horaires réservées à la lecture. Apprenez à connaître votre capacité de concentration en lecture : inutile de tourner des pages dans le vide et de se dégouter (mieux vaut alors changer de lecture ou d’activité)... Une pratique quotidienne vous permettra d’augmenter petit à petit votre tolérance à la philosophie ! Il n’est d’ailleurs pas inutile d’apprendre à se concentrer dans diverses conditions et dans divers milieux.

- Pratiquez [bleu clair]différents niveaux de lecture[/bleu clair] selon vos objectifs. Il est utile de savoir lire certains ouvrages afin d’en extraire les thèses et les arguments essentiels alors que d’autres ouvrages seront travaillés dans le détail de l’argumentation. Il n’est pas non plus exclu de ne pas lire toutes les oeuvres dans leur intégralité : lisez seulement certains chapitres, certains paragraphes voire certains extraits. L’objectif guide ici la lecture : est-ce une lecture de découverte, d’approfondissement, d’information sur des détails en rapport avec une problématique générale ???

- [bleu clair]La prise de notes[/bleu clair] ne doit peut être pas être systématique mais il ne faut pas la négliger. Elle remplit trois rôles majeurs : la compréhension par un retour sur la lecture, la mémorisation et la facilitation de la révision. Selon vos objectifs de lecture il y a différentes modalités de prise de notes. Cela va de la saisie de l’essentiel au compte rendu détaillé de l’évolution argumentative d’un ouvrage. Cependant, veillez à toujours d’abord saisir le problème philosophique qui motive la rédaction d’une oeuvre car sans cela il est très difficile de se souvenir de quoi que ce soit. D’abord la compréhension du problème, ensuite la ou les thèses centrales puis la logique du texte.

- N’hésitez pas à [bleu clair]mettre en commun[/bleu clair] vos lectures (la philosophie n’est pas un exercice solitaire et vous gagnerez à créer des groupes de travail). Partagez éventuellement vos fiches qui devront alors être construites dans l’optique de faire comprendre à autrui l’essentiel (cela force à faire un effort d’exposition et d’explication). Discutez de vos lectures : expliquer ce que vous avez lu est un des meilleurs moyens pour voir si vous avez compris ce que vous avez lu et cela permet de mieux mémoriser et de mettre en ordre (« ce qui se conçoit bien s’énonce clairement »). Expliquez par exemple pendant quelques minutes, en improvisant, de quoi parlent les Méditations métaphysiques. Cela permet également de confronter certaines interprétations et d’avancer mutuellement dans la compréhension (et de s’entraîner à l’oral)... En cas de litige : retour au texte !

- Les[bleu clair] bibliographies[/bleu clair] données dans les cours sont, en général, des bibliographies relativement précises et fournies. Il est impossible de lire tous les ouvrages de telles bibliographies en l’espace d’un semestre. La bibliographie constitue en revanche un outil précieux pour un travail détaillé sur le long (voire très long) terme. Renseignez-vous auprès des enseignants afin de constituer une hiérarchie des lectures conseillées dans de ces bibliographies. Dans l’année universitaire, il faut donc sélectionner les « indispensables » pour l’approfondissement d’un cours et s’attacher à leur lecture (ne pas sous-estimer le temps de lecture d’un ouvrage et ne pas hésiter à ne lire que des passages).

- Il est impératif de compléter les lectures liées aux cours par la lecture d’ouvrages considérés comme [bleu clair]’’classiques’’.[/bleu clair] Cela ne veut pas dire qu’ils sont plus véridiques... Mais cela signifie que la quasi totalité des philosophes ont lu ces ouvrages et qu’ils servent bien souvent de support à la réflexion que ce soit pour une critique, un éloge ou une simple référence implicite. Ces références sont donc indispensables à une bonne compréhension de la majorité des textes de philosophie. De plus, de telles références fournissent des arguments pour la quasi totalité des problèmes philosophiques susceptibles de donner lieu, par exemple, à des sujets de concours. Quoi qu’il en soit, leur lecture n’est jamais du temps perdu. Reste la tâche délicate d’identifier de tels auteurs dits classiques... Un rapport de jury d’agrégation (rédigé par l’inspecteur général) soulignait un certain étonnement de trouver des candidats qui ne possédaient pas des connaissances précises sur les six auteurs « canoniques » : Platon, Aristote, Descartes, Leibniz, Kant, Hegel. Sans aller jusqu’à soutenir cette canonisation de certains auteurs, il est vrai que cette liste donne une base solide pour des connaissances utiles. Il est alors possible (voire conseillé) de naviguer autour de cette liste selon les goûts de chacun en choisissant d’autres auteurs. Mais il reste vrai par exemple que si Pascal est passionnant à lire il se positionne souvent à partir de la philosophie cartésienne (et contre elle). La connaissance de cette dernière et celle de l’augustinisme permettent de mieux saisir la position de Pascal. Toutefois, il n’est jamais impossible de partir d’un auteur (ici Pascal) et de chercher progressivement à acquérir les connaissances relatives à Descartes et Saint Augustin (c’est souvent un des objectifs des commentateurs que de fournir des clefs de lecture).

- Privilégiez [bleu clair]la lecture des auteurs[/bleu clair] eux-mêmes. [bleu clair]Les commentateurs[/bleu clair] sont toutefois très utiles soit pour introduire à un auteur, soit pour dynamiser la compréhension de détail en faisant gagner un temps monumental grâce à leur synthèse. Attention toutefois, il y a de réels écarts de difficulté et d’utilité entre les commentaires... Renseignez-vous précisément auprès des enseignants.

++++Chapitre I

Chapitre I. La première étape de l’élaboration d’une dissertation : l’étude du sujet.

I- Repérer les différents types de sujets existants.

1- dégager les genres de sujets principaux.

- le sujet interrogatif.
- le sujet à une notion.
- le sujet syntagmatique.
- le sujet à deux notions.
- le sujet à trois notions.

2- à l’intérieur de ces genres, dégager les différences spécifiques.

- Pour le sujet interrogatif :
La question d’existence.
La question d’essence.
La question de signification.
La question d’explication.
La question de condition.
La question de valeur.

- Pour les sujets à notion(s) :
La formulation nominale.
La formulation verbale.
Présence ou absence des articles indéfinis.

II- Déterminer des stratégies générales de réponse en fonction des différents types de sujets.

1- conseils généraux pour la construction d’un plan :

- de manière globale :

>La construction du plan est un travail original dans la mesure où la spécificité de chaque sujet et les particularités des connaissances de chacun ne permettent pas de proposer de manière systématique un plan qui fonctionnerait tout le temps ou dans la majorité des cas. Il faut prendre en compte la problématique propre à chaque sujet et les éléments de réponse qu’il est possible de donner.

> cela ne signifie pas qu’il n’y a aucune règle à suivre. La construction du plan relève d’une véritable technique d’argumentation ; c’est un savoir faire.

> tout le devoir doit contribuer à la construction d’une réponse au problème. Notion d’évolution argumentative.

>veiller à l’articulation des parties : importance des transitions.

> éviter les plans chronologiques.

- pour chaque partie :

> unité argumentative de chaque partie.

> thèse explicite dans chaque partie.

> rôle argumentatif clair pour chaque partie (lien avec le sujet).

> inutilité de la multiplication des références dans une partie.

> la soumission des références et des exemples à l’argumentation.

> éviter le verbiage et chercher à exprimer clairement et distinctement sa pensée.

> rigueur logique

2- conseils particuliers selon le type de sujet.

- Conseils pour les sujets interrogatifs :

> Le type de question détermine en grande partie le genre de réponse qu’il sera possible de donner.

> accorder une grande importance à l’analyse détaillée du sujet.

> bref examen des différents types de question et des ’’réflexes interrogatifs ’’ à avoir.

> un exemple classique de plan : le plan dialectique.

> un autre exemple utile exploitant la distinction entre condition nécessaire et condition suffisante.

- Conseils pour les sujets à une notion :

le questionnement systématique i.e. exhaustif et ordonné.

- Conseils pour les sujets syntagmatiques :

des sujets plus orientés que les sujets à une notion mais dont le principe reste le même.

- Conseils pour les sujets à deux notions :

travailler l’ambiguïté du « et ».

- Conseils pour les sujets à trois notions :

étudier deux à deux les notions en cherchant s’il y a une hiérarchie parmi elles.

III- Dégager les différentes problématiques associées à la notion d’histoire.

1- travail de définitions.

- Dans un sujet quel qu’il soit :

> pourquoi définir ?

> quoi définir ?

> comment définir ?

- Définitions de la notion d’histoire.

2- dégager les grands axes de problématisation liés à cette notion à partir des définitions précédentes.

- la philosophie de l’histoire.

- l’épistémologie de l’histoire.

3- répertorier précisément les problèmes au sein de ces axes de problématisation.

++++Chapitre II

Introduction :

« Le rôle de l’historien est-il de juger ? »
- analyse du sujet et construction de la problématique.
- analyse du plan internet
[mauve fonce]Exercice:analyser le plan trouvé sur internet au regard des critères qui ont été mentionnés dans le chapitre précédent relatifs à la constitution d’un plan.[/mauve fonce]
- proposition d’une autre stratégie argumentative (reprise des éléments requis dans un plan)

I- La naissance de l’histoire : du mythe à la conscience historienne.

1- le rôle du mythe : une modalité essentielle de l’être au monde.

- la distinction homme/animal : deux temporalités différentes.
- la mythologie comme première réponse à l’étonnement et comme donation de sens.
- la mythologie comme facteur de cohésion sociale : le véhicule des valeurs traditionnelles.
- une caractéristique essentielle du mythe : l’atemporalité.

2- L’apparition d’une conscience historienne chez Hérodote.

a) L’opposition entre histoire et poésie, entre enquête et divination.

[mauve fonce]- Exercice : de l’usage d’une citation. Après avoir réfléchi aux différentes utilités potentielles d’une citation, justifier l’usage des deux citations suivantes et utilisez-les pour construire une réflexion sur l’apparition d’une véritable conscience historienne avec Hérodote.[/mauve fonce]

b) La méthode d’Hérodote :

- Une description exhaustive à partir de ses voyages (/VS/ inspiration divine).
- Un compte rendu de tous les témoignages : le oui-dire (« x dit cela » ; « j’ai vu ») et l’expérience remplacent la divination.
- Cela montre donc les limites mêmes de l’enquête historique. Elle n’est pas accès direct à la vérité et c’est pour cela que l’auteur doit rendre compte de tout (même de ce qui lui semble erroné). Le temps de l’enquête n’est pas celui du récit (des faits qui se sont déroulés).

3- L’histoire chez Thucydide.

- la méthode de Thucydide :
refus de la causalité mythique (le temps devient purement humain) /VS/ Hérodote ; « recherche de la vraie cause » = expansion impérialiste d’Athènes ; cette cause est « non avouée » et Thucydide va donc au delà des apparences pour déterminer le principe d’intelligibilité de la guerre ; compte rendu non seulement à partir de son expérience mais également à partir de toutes les pièces et de tous les témoignages qu’il a pu rassembler... (véritable enquête = étymologie de historia).

II- les différents moments du travail de l’historien : la recherche d’une bonne subjectivité.

1- L’apparition de l’historiographie moderne : le traumatisme d’un événement politique.

- La révolution française : le catalyseur de l’historiographie moderne.
« L’histoire est fille de la Révolution » (Lucien Febvre, Michelet et la renaissance). La révolution est vécue comme un arrachement. Le passé ne peut plus simplement être un dépôt d’expériences qui enseignent à vivre dans le présent. Il faut désormais écrire une histoire de France qui pense cette rupture et qui intègre à la fois l’ancien et le moderne.

- Un exemple : Michelet (vit deux révolutions victorieuses, deux insurrections écrasées et trois invasions étrangères). Une réaction contre les insuffisances d’une histoire traditionnelle indifférente aux sources et à l’érudition qui se contentait souvent de portrait anachronique des grands hommes. L’histoire doit être la résurrection du passé et pour cela elle doit être vivante et imprégnée d’érudition (place des archives). Enfin, cette histoire doit être totale (dimension économique, religieuse et culturelle et non simplement politique)

- une nouvelle histoire soumise à trois influences : la littérature, la philosophie, l’érudition.

- le problème de la subjectivité dans l’écriture de l’histoire :
[mauve fonce]Exercice (sur le 5 octobre 1789) : l’usage d’un exemple. Déterminez un problème et une thèse à partir desquels il serait possible d’utiliser cet exemple. Rédiger un paragraphe argumentatif correspondant à cet usage potentiel de l’exemple du 5 octobre 1789.[/mauve fonce]

- les dérives de l’historiographie : une histoire servile qui aboutit à des histoires irréductibles et marquées de subjectivité synonyme de jugements de valeur déformants.

2 - L’apparition de l’école méthodique et la volonté d’une objectivité historique.

- un apport fondamental : la réflexion sur la méthode.
- la critique des sources (interne/externe).
- la mise en forme scientifique du propos (l’importance des références, des notes de bas de page...)

3- L’école des Annales : de l’apparition du non-événementiel aux méthodes de quantification.

- critique d’une histoire centrée sur la politique/les relations internationales.
- critique de la notion d’événement et d’individu.
- réappropriation progressive des différentes problématiques des sciences humaines émergentes.
- apparition d’une histoire non événementielle.
- une nécessaire subjectivité de l’historien : le choix de l’intrigue ; la construction des faits (ex : la démographie)
- la recherche d’une bonne subjectivité (/VS/arbitraire) : la rigueur de la rétrodiction contre une sympathie indéterminée (analyses de Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire). Ex : l’évergétisme.

III- histoire/science/littérature.

[mauve fonce] - Exercice : construire une définition et l’utiliser. En utilisant des exemples précis et en vous appuyant sur les notions de science et de littérature rédigez un paragraphe argumentatif construit qui souligne la spécificité de l’histoire.[/mauve fonce]

1- A partir de la critique aristotélicienne de l’histoire.

- Conseils relatifs à l’usage de la définition pour construire un raisonnement.
- Explication de la citation suivante qui doit servir de base à la réflexion sur l’histoire : « Il n’y a de science que de l’universel et du nécessaire », Aristote, Les Premiers analytiques.
- l’exemple des mathématiques : une science par construction de concepts. L’exemple de la géométrie euclidienne.
- la physique comme modèle des sciences expérimentales. L’exemple de la seconde loi de Newton.
- développement de la critique aristotélicienne de l’histoire. Cf. texte d’Aristote, La Poétique.
- L’historiographie et la tentative de répondre à cette critique aristotélicienne : La recherche de lois en histoire et le détachement vis-à-vis du singulier (ex : l’influence de l’école des annales)

2- la spécificité de l’histoire face aux sciences expérimentales.

- Le terme « science » est un homonyme. La nécessité de repartir de l’objet même de l’histoire pour saisir sa spécificité. « L’histoire est connaissance par traces ».
- L’impossible expérimentation mais une nécessaire rétrodiction (analyses de Veyne).
- le problème de la prédiction.
- L’histoire comme science : la recherche de la rigueur au sein d’une construction inévitablement subjective.

3- histoire et littérature.

- l’intérêt de la parenté de la littérature avec l’histoire. L’intrigue dramatique comme essence du récit romanesque et de l’histoire. La notion d’intrigue chez Veyne.
- L’entreprise naturaliste de Zola /VS/ l’entreprise historique. Cf. Zola, Le Roman expérimental 
- Critique de la prétention de Zola à atteindre la vérité.
- L’histoire comme recherche d’un récit véridique.

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